Dangereux, les somnifères ?

Gellinger / Pixabay

Une étude indépendante menée par la Scripps Clinic de San Diego
révèle que la prise régulière de somnifères augmente les risques de
décès.

Cancer et troubles cardio-vasculaires : les somnifères mis en cause
Selon les chercheurs, les consommateurs réguliers de somnifères auraient
4,6 fois plus de chances de décéder, et auraient également plus de
chances de développer un cancer.
« Notre étude indique que les somnifères sont dangereux pour la santé et
favorisent la mortalité en contribuant à l’apparition de cancer, de
troubles cardio-vasculaires, d’hypertension, et d’autres maladies », explique Daniel F. Kripke, auteur de l’étude et chercheur au Viterbi Family Sleep Center.

Un danger réel

C’est la première fois qu’une étude démontre que les huit marques de
somnifères les plus utilisées, dont les très prescrits temazepam et
zolpidem, peuvent représenter un danger réel pour la santé.
Pour s’assurer que les résultats ne soient pas biaisés par d’autres
facteurs, chaque participant de l’étude avait dans le groupe-contrôle
son « pendant », c’est-à-dire un participant du même âge du même sexe et
ayant le même état de santé, ne prenant pas de somnifère.
« Nous avons essayé toutes les associations possibles, pour bien nous
assurer que les résultats ne soient pas dus à l’âge ou à la condition
physique des participants », explique le docteur Robert D. Langer,
co-auteur de l’étude.

D’autres facteurs ?

Même chez les patients à qui l’on avait prescrit 1 à 18 somnifères par
an, le risque de décès était 3,6 fois plus élevé que chez le
groupe-contrôle, quelque soit l’âge.
Les taux de cancers étaient quant à eux 35 fois plus élevés chez les
patients ayant consommé un minimum de 132 somnifères par an, comparé à
ceux n’ayant jamais pris de traitement pour dormir.
Bien que les résultats soient probants, le co-auteur de l’étude Lawrence
E. Kline reste nuancé : « Il est important de noter que ces résultats
se basent sur des données observationnelles. Bien qu’ils soient valides,
il est possible que d’autres facteurs rentrent en jeu. »

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